Le smooth jazz émerge au milieu des années 1970 aux États-Unis, principalement dans les studios de Los Angeles et New York. Le terme « smooth » (lisse, doux) apparaît dans l'industrie radiophonique vers 1985 pour caractériser cette esthétique jazz épurée et accessible. Né de la fusion entre le jazz traditionnel, la soul et les techniques de production contemporaines, ce genre répond à une demande commerciale d'un jazz moins expérimental. Les instruments emblématiques incluent le saxophone soprano (Selmer Mark VI chez Kenny G), la guitare électrique semi-acoustique (Gibson ES-175 de George Benson), les claviers Fender Rhodes et les sections rythmiques programmées. Caractérisé par des tempos modérés (80-120 BPM), des signatures en 4/4, des mélodies mémorables et une production léchée privilégiant la compression et la réverbération, le smooth jazz révolutionne la diffusion radiophonique du jazz. Culturellement, il démocratise le genre auprès d'un public urbain aisé des années 1980-1990, devenant la bande sonore des ascenseurs d'entreprises et des lounges d'aéroports, tout en suscitant des débats passionnés sur l'authenticité jazzistique.
Smooth jazz crystallized in the mid-1970s United States, emerging from Los Angeles and New York recording studios. The term 'smooth' was coined around 1985 by radio programmers to define this polished, accessible jazz aesthetic. Born from the convergence of traditional jazz, soul music, and contemporary production techniques, the genre answered commercial demand for less experimental jazz forms. Signature instruments include soprano saxophone (Kenny G's Selmer Mark VI), semi-acoustic electric guitar (George Benson's Gibson ES-175), Fender Rhodes keyboards, and programmed rhythm sections. Characterized by moderate tempos (80-120 BPM), 4/4 time signatures, memorable melodies, and pristine production emphasizing compression and reverb, smooth jazz revolutionized jazz radio formatting. The genre features extended solos over repetitive chord progressions, often incorporating R&B and pop sensibilities. Culturally, it democratized jazz for affluent urban audiences of the 1980s-1990s, becoming synonymous with corporate elevator music and airport lounges. While achieving massive commercial success and introducing jazz to mainstream audiences, smooth jazz sparked intense debates within jazz communities about artistic authenticity versus commercial accessibility, ultimately reshaping the genre's cultural landscape.